Le diagnostic du diabète de votre enfant est un véritable choc, un traumatisme qui a chamboulé votre univers en entier. Que vous ayez l’impression de ne rien contrôler et que la situation vous échappe est un sentiment normal. Des émotions fortes sont sans doute toujours très présentes telles que la colère et la tristesse, beaucoup d’inquiétude et un profond sentiment d’injustice voire de culpabilité. Beaucoup d’informations vous ont été communiquées, alors par où commencer ?

Votre enfant a bénéficié d’un accompagnement à l’hôpital les premiers jours et maintenant vous êtes la personne qui va l’aider et le guider dans l’apprentissage de la routine du diabétique, comment faire ?

La bonne nouvelle ? C’est que OUI, aussi difficile que cela puisse paraître aujourd’hui, vous allez y arriver ! Il vous faudra du temps pour accepter la maladie et je reviendrais plus en détail là dessus dans un autre article. Cela dit, certaines actions sont à mettre en place dès maintenant.

Il n’y a pas de méthode unique car chaque parent, chaque enfant a sa propre histoire, sa personnalité et sa façon d’assimiler les changements. En tant que parent, vous êtes la personne qui connaissez le mieux votre enfant et qui allez pouvoir l’accompagner dans la découverte et la gestion de son diabète.

Votre enfant a lui aussi des questions à poser alors que vous n’avez pas encore toutes les réponses. C’est pourquoi il est important dès le début de bien rester entourée et de ne pas vous isoler.

Voici deux conseils pour vous aider dans votre organisation.

Conseil n°1 :

Ayez à portée de mains votre liste de contacts avec les horaires où vous pouvez les joindre : l’hôpital ou la clinique où votre enfant a été suivi, le diabétologue, le pédiatre ou le médecin traitant, le diététicien ou nutritionniste, le prestataire, l’association d’aide aux jeunes diabétiques à laquelle vous êtes peut-être déjà inscrite.

Je vous encourage à noter toutes ces informations utiles lorsque vous êtes au calme, que vous n’ayez pas à réfléchir au moment où vous en aurez besoin.

NOTER sera une recommandation que je vous ferai souvent, cela permet de soulager votre esprit parfois noyé dans le flux d’informations. Si vous n’aimez pas écrire à la main, vous pouvez ouvrir une note sur votre téléphone, la dicter si votre téléphone vous le permet ou pour ceux qui sont plus à l’aise avec un ordinateur, vous pouvez aussi taper ces informations. Quelque soit la méthode que vous choisirez, l’essentiel à retenir ici c’est que cela doit rester au plus simple possible et au plus pratique pour vous.

Vous avez dû recevoir également un régime ou des informations et recommandations pour les repas à suivre, remis par le diététicien ou le nutritionniste de l’hôpital. Sachez que rien n’est figé, les conseils que l’on vous a donnés sont les conseils de départ que vous ayez une bonne base pour commencer à préparer des repas équilibrés pour votre enfant. Au fur et à mesure, vous aurez la possibilité d’ajuster avec le médecin et avec votre enfant la préparation de ses repas. Il existe aussi beaucoup de livres ou de sites à ce sujet.

Conseil n°2 :

Anticiper au mieux possible la préparation des repas pour réduire le stress des premiers jours ! Prévoyez les repas de la journée au moins la veille que vous puissiez savoir dès le matin comment votre enfant commencera sa journée. L’idéal est de le prévoir pour plusieurs jours, surtout si vous avez d’autres enfants, cela vous évite d’aller en courses tous les jours.

Les menus n’ont pas nécessairement besoin d’être respecté à la lettre, à partir du moment où dans chaque repas on retrouve la dose de glucides, de légumes et de protéines, rien de vous empêche de substituer un féculent par un autre en fonction de vos envies et de celle de votre enfant. Je reviendrai également plus en détail sur ce point dans un prochain article.

Je vous encourage à lister les aliments basiques que vous devez toujours avoir chez vous pour préparer un repas équilibré, à vérifier à chaque fois que vous avez l’occasion de faire des courses. Les basiques qui conservent comme cités en exemple ci-dessous, mais aussi il vous faudra penser à renouveler régulièrement les fruits et autres produits frais.

  • Exemple pour le pain : de préférence pain complet, pain de son, pain au maïs (éviter le pain blanc le plus possible car indice glycémique élevé)
  • Exemple de glucides : quinoa (très bon pour les diabétiques), pomme de terre (ou purée maison), pâtes (de préférence sans gluten), semoule ou riz (de préférence complet ou semi-complet)
  • Exemple de légumineuses : lentilles (oranges, vertes, noires), haricots (blancs, rouges, noirs, flageolets), fèves, pois (cassé, chiches)…
  • Exemple de légumes : haricots verts, petits pois, épinards, carottes
  • Exemple de protéines : oeuf, poulet, boeuf etc.

Pour les fruits : privilégier les fruits et les jus de fruits frais sans sucre ajoutés

Les tendances alimentaires de la famille peuvent être respectées sauf que si les aliments qui vous consommiez sont très riches et notamment en glucides, commencez à réduire les quantités petit à petit.

Par exemple, si vous prévoyez plus de féculents pour un repas, réduisez le pain et si vous prévoyez beaucoup de féculents, supprimez complètement le pain pour ce repas.

Je vous recommande de prévoir un seul repas pour toute la famille, avec en priorité les éléments indispensables au repas de votre enfant pour être sûre qu’il soit complet, que vous pourrez ensuite compléter si besoin. Que tout le monde mange la même chose est plus simple à gérer et manger équilibré fera du bien à toute la famille !

Cela étant dit, modifier ses habitudes alimentaires ne se fait pas toujours du jour au lendemain alors surtout ne vous mettez pas la pression ! Etablissez votre nouvelle routine petit à petit que vous pourrez revisiter chaque jour, jusqu’à obtenir celle qui vous convient le mieux.

Voici un autre exemple : si vous avez toujours eu l’habitude de manger du pain blanc, d’avoir de la baguette chez vous tous les jours et que cela vous ennuie de la supprimer, commencez par acheter un autre type de pain en plus de la baguette comme du pain complet, ce qui fait que vous aurez deux catégories de pain à la maison. Proposez toujours en premier, le meilleur pain à votre enfant (pas le blanc) car vous verrez qu’il s’adapte très facilement et souvent bien plus vite que nous !

N’hésitez pas à commenter cet article, c’est toujours un plaisir de vous lire.

A bientôt,

Natalie

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